J’ai survécu à un crash d’avion avec un inconnu, mais sur l’île où nous avons échoué, des hommes nous chassent… et le pire, c’est qu’ils ont peur de quelque chose que nous ne voyons pas 😢

Le bruit du crash résonnait encore dans leurs têtes, comme un écho qui refusait de mourir.
Ils avaient couru sans réfléchir, fuyant la fumée, les flammes et les cris qui s’éteignaient derrière eux.
Maintenant, il ne restait que la jungle… et ce silence anormal qui les écrasait.
L’homme attrapa doucement le bras de la femme, ses doigts tremblants malgré lui.
À travers les feuilles épaisses, des silhouettes apparaissaient lentement, presque irréelles.
Des hommes peints, armés, avançant avec une précision inquiétante, comme des ombres vivantes.
La femme retint sa respiration, sentant son cœur cogner si fort qu’il semblait trahir leur présence.
Elle comprit immédiatement qu’ils n’étaient pas simplement perdus sur une île.
Ils étaient entrés dans un territoire où eux-mêmes n’étaient plus au sommet.
Un craquement sec brisa le silence, trop proche pour être ignoré.
Un des guerriers s’arrêta brusquement, levant la tête comme un animal qui sent un danger invisible.
Mais il ne regarda pas vers eux… il regarda derrière lui.
Et soudain, quelque chose changea dans leurs regards.
Ce n’était plus la concentration froide des chasseurs.
C’était de la peur pure, brutale… incontrôlable.
L’homme sentit un frisson glacial traverser tout son corps.
Il comprit en une seconde que ces hommes ne les cherchaient pas vraiment.
Ils essayaient d’échapper à quelque chose… et ce quelque chose venait vers eux.

Le cri déchira la jungle avant même qu’ils aient le temps de comprendre.
Ce n’était pas humain, ni animal, mais quelque chose entre les deux, profond et impossible à situer.
Le sol sembla vibrer sous leurs pieds, comme si l’île elle-même respirait.
Les guerriers reculèrent brusquement, abandonnant toute discrétion.
Leur formation parfaite se brisa en un instant, remplacée par un mouvement désordonné.
Ils ne chassaient plus… ils fuyaient, et cela rendait la situation encore plus terrifiante.
L’homme serra la main de la femme, ses yeux cherchant une logique qui n’existait plus.
« Ce n’est pas nous… » murmura-t-il, la voix presque étranglée.
Elle hocha lentement la tête, incapable de détourner le regard.
Un second cri retentit, plus proche, plus lourd, presque palpable.
Les oiseaux s’envolèrent d’un coup, laissant derrière eux un silence mortel.
Même le vent semblait s’être arrêté, comme s’il refusait de traverser cet endroit.
Puis ils le virent.
Pas clairement, pas entièrement, mais suffisamment pour comprendre qu’ils n’étaient pas prêts.
Quelque chose se déplaçait entre les arbres, mais sans vraiment les toucher.
Comme une ombre qui n’avait pas besoin de corps.
Comme une présence qui déformait l’air autour d’elle, rendant la réalité instable.
Chaque mouvement laissait une trace invisible, mais oppressante.
La femme recula instinctivement, trébuchant légèrement sur des racines humides.
L’homme la rattrapa, mais son regard resta fixé devant lui, incapable de cligner.
Il sentait que s’il détournait les yeux, ils ne la verraient plus… mais elle serait toujours là.
Un des guerriers cria quelque chose dans sa langue avant de disparaître dans la jungle.
Les autres le suivirent sans hésiter, abandonnant armes et traces derrière eux.
Ils préféraient fuir sans défense plutôt que rester une seconde de plus.
Le silence retomba brutalement.
Un silence si lourd qu’il en devenait presque douloureux.
Puis, lentement, la présence s’arrêta.
Juste en face d’eux.
Invisible… mais incroyablement proche.

Comme si elle les observait, les évaluait, les choisissait.
La femme sentit une larme couler sans qu’elle comprenne pourquoi.
L’homme, lui, ne bougeait plus du tout, figé entre instinct et paralysie.
Ils n’étaient plus en train de se cacher… ils étaient déjà trouvés.
Et à cet instant précis, il comprit la vérité.
Ce crash n’était pas un accident.
C’était une entrée… dans quelque chose dont personne ne revenait jamais.