Claire pensait que ce serait une soirée comme les autres.

Il était presque 22 heures quand elle est rentrée chez elle. La rue était silencieuse, les lampadaires éclairaient faiblement l’entrée de sa maison. Elle a soupiré de fatigue, a sorti ses clés et a ouvert la porte.
Mais dès le premier pas à l’intérieur… quelque chose n’allait pas.
Le salon était dans le noir. Une chaise renversée. Un tiroir ouvert.
Son cœur s’est serré.
« Il y a quelqu’un ? » murmura-t-elle.
La réponse est venue derrière elle.
Une main gantée a soudain couvert sa bouche. Un homme masqué l’a tirée brusquement en arrière.
« Pas un mot… » a chuchoté une voix froide à son oreille.
Deux autres silhouettes sont apparues dans le salon. L’un fouillait les meubles. L’autre la regardait fixement.
Claire tremblait. Elle essayait de respirer, mais la panique envahissait tout son corps.
Puis l’un des hommes a trouvé quelque chose dans un tiroir.
Il s’est figé.
« Chef… tu devrais voir ça. »
L’homme qui la retenait a tourné la tête.
Et à cet instant précis… leurs visages ont changé.
Comme s’ils venaient de comprendre quelque chose de terrible.
Claire a vu leurs yeux.
Et elle a compris qu’elle était peut-être en beaucoup plus grand danger qu’un simple cambriolage…

L’objet que le voleur tenait dans sa main était un vieux dossier.
Un dossier que Claire croyait avoir caché pour toujours.
« C’est elle… » murmura l’homme.
Le chef s’approcha lentement. Il lâcha Claire, qui tomba presque contre le mur.
Il ouvrit le dossier.
Des photos. Des noms. Des dates.
Et un symbole.
Le même symbole que celui tatoué sur le poignet de l’homme.
Le silence est devenu lourd.
Claire sentit le sang quitter son visage.
« Où as-tu trouvé ça ? » demanda l’homme d’une voix dangereusement calme.
Claire secoua la tête.
« Je… je ne sais pas de quoi vous parlez… »
Mais c’était trop tard.
Parce que ce cambriolage n’était pas un hasard.
Ces hommes ne cherchaient pas seulement de l’argent.
Ils cherchaient ce dossier.
Et Claire était la seule personne qui savait pourquoi.
Le chef referma lentement le dossier.
Puis il la regarda droit dans les yeux.
« Si ce dossier existe… » dit-il lentement, « alors tu sais déjà qui nous sommes. »
Claire comprit alors la vérité.

Ce soir-là, en rentrant chez elle…
Elle n’avait pas surpris des voleurs.
Elle avait ouvert la porte à des hommes qui n’auraient jamais dû savoir qu’elle était encore en vie.